Des débuts difficiles mais rien n’est perdu !

  • La Route sinueuse de l’équipe de Toulon, porté par un Pacte sur l’environnement. Une aventure hors des sentiers battus !

Au départ, l’équipe des Ginkgo Biloba se résumait à 4 garçons : Guillaume, Maxime, Antoine, et Sébastien qui vit au Portugal. «  On fera une équipe d’aînés quand on sera grands ! » Voilà ce que nous nous étions dit depuis que nous étions louveteaux, mais lorsque nous sommes « devenus grands », en septembre 2005, nous avons commencé à rencontrer des problèmes ; nous n’étions que 4 à ce moment là (dont un à Lisbonne !) et nos responsables nous lâchaient un par un.

 

C’est alors que nous avons entendu parler de Canaan ; en août 2006 nous sommes partis en train dans l’Aveyron, foulard autour du cou, sac sur le dos et tente sous le bras dans l’optique de rencontrer d’autres équipes, de mieux comprendre ce qu’était
la BAU et surtout afin de savoir où en était notre équipe. Avec l’aide de Jeannot, nous avons pu écrire notre pacte d’équipe qui rassemblait les idéaux et motivations de chacun.

Nous étions motivés, plein de bonnes intentions, mais l’équipe manquait toujours d’une touche de féminité… C’est alors que, nous avons contacté Marie, que nous avions connue aux éclais, ainsi que Sarah, son amie de lycée. L’idée d’adhérer à ce pacte leur a tout de suite plu. Peu de temps après Laure est devenue notre responsable. Nous sommes alors passés d’une petite équipe de 4 garçons à une grande équipe de 7. Après une année de galère, l’équipe des Ginkgo Biloba était enfin née.

Sur les sentiers vosgiens
Suite à l’écriture de notre pacte, nous nous sommes naturellement orienté vers un projet d’action pour l’environnement, au départ à l’étranger. Puis après avoir pataugé lors de nos recherches de partenaires nous nous sommes réinterrogé. « N’y a-t-il pas des choses à changer en France ? » Mais là encore nous avons eu des difficultés à trouver quelqu’un qui accepte notre aide. Hé oui… il peut être difficile de se rendre utile ! C’était sans compter sur le Club Vosgien et son président Albert Heinrich qui a accepté de devenir notre partenaire lorsqu’il a réalisé que nous avions les mêmes buts. Cette association crée, aménage et entretient les sentiers dans le massif des Vosges. Nous avons alors pu planifier notre séjour (budget, logistique…) qui allait se dérouler dans cette région si particulière : l’Alsace, et plus précisément la vallée de Munster. Nous avons donc eu l’occasion de découvrir cette culture, ses spécialités culinaires, sa langue, et aussi l’histoire de la vallée. Bien sûr nous n’avons pas fait que manger ! Le travail d’entretien des sentiers au coeur du massif des Vosges (débroussaillage, pose de traverses pour lutter contre l’érosion, de mains courantes, canalisations de ruisseau…), occupa la majeure partie de notre temps, même si la pluie nous a parfois contraint à jouer au tarot sous la tente. Le but de notre action était d’attirer les gens dans les sentiers pour leur faire découvrir les merveilles de la montagne qui, si l’on ne change pas nos comportements, vont probablement disparaître. Nous avons reçus un accueil très chaleureux de la part des habitants et de tous les gens que nous avons côtoyé, particulièrement Albert Heinrich, René Miclot, responsable du chantier, et des membres dévoués du club, grâce à qui avons appris, qu’au-delà de la réussite matérielle, notre projet a aussi été une réussite humaine.

Maxime Thomas, Guillaume Métris

  • Le témoignage de leur responsable, Laure Seindenbinder

« J’étais dans le mouvement depuis plus de 16 ans : louvette, éclaireuse, aînée, responsable… Autant dire que des projets, j’en ai fait ! Mais la réalisation de ce projet avec les aînés de Toulon a été unique.Ces jeunes ne se connaissaient pas tous, mais quant il s’agissait du projet, ils ont tous été là et se sont fédérés autours de valeurs et d’une action qui les rassemblait. Ils ont réussi à former une véritable équipe et ont vite comprit qu’il fallait être pragmatique…Ils ont été très réaliste dès le début : ils ne voulaient pas faire un voyage mais un projet. « Nous voulons agir, il y a sûrement un endroit en France ou nous pouvons aider quelqu’un! ». L’idée de partir dans un pays étranger était bien sur très attrayante mais ils ont réalisé assez tôt qu’il valait mieux réussir un projet en France plutôt que d’échouer sur un projet à l’étranger, et leur envie de découvrir une autre culture a été assouvie quant nous avons passé les portes de l’Alsace ! Découvrir cette région, ses particularités, son histoire, sa langue, ses acteurs…Cela a pris une grande importance tout au long du séjour.
C’est sûr, au début il faut se mettre en route ; cela peut prendre du temps. Mais la réflexion a primé et lorsque l’équipe a trouvé son partenaire, le pacte a pris tout son sens. «  Simplicité- efficacité » aurait pu être notre devise ! Et je la conseille à toute équipe qui a l’impression de se perdre en route…elle paraît parfois longue, mais c’est en continuant à échanger nos expériences et à réfléchir sur la cohérence de nos actes que les projets se mettront en place. Il n’y a cas regarder l’importance que Canaan a pour les ginko ; ce lieu de rencontre leur a permis de se former et de construire leur pacte. Arrêtons simplement de comparer les projets en fonction des kilomètres parcourus, car un projet réussi, finalement, c’est juste un projet qui a du sens. 

Ce projet s’est super bien passé, à la fois de notre côté et de celui du Club Vosgien qui nous a accueilli. Le Club Vosgien serait d’ailleurs très content de pouvoir continuer cette collabaration. Pour plus de détails, contactez moi au 06 25 01 34 43»

  • Le Pacte des Ginko Biloba

Par respect pour l’environnement, nous allons faire tout notre possible dans le but de préserver le milieu naturel qui nous entoure.
Pour cela, nous souhaitons appliquer et faire partager nos valeurs qui sont : l’écologie, le partage et l’altruisme. Mais nous souhaitons également lutter contre toute atteinte à l’environnement sous quelque forme qu’elle soit, en effet, nous sommes révoltés par le réchauffement climatique et par l’attitude passive des gouvernements face à l’utilisation abusive du pétrole sur
la Terre.
C’est pourquoi, dans notre projet, nous souhaitons agir en France voir en Europe pour la protection de l’environnement dans le respect des valeurs qui nous sont chères.