Ça y est, la Branche Aînée est entrée dans la Matrice. Il fallait bien que ça arrive un jour ou l’autre. Il fallait bien prendre conscience aussi que Catalyse n’était que l’ombre d’une communication aboutie, aussi complets furent ses dossiers, aussi dévoués furent les nombreux rédacteurs, secrétaires de rédaction, relecteurs, dessinateurs, graphistes, maquettistes et imprimeurs qui contribuèrent à son existence. Mais la Matrice fait preuve d’un appétit gargantuesque, et elle n’a fait qu’une bouchée de cette revue à parution quasi aléatoire, avalant goulûment tout à la fois son concept, sa vocation, ses espoirs et sa spontanéité. Catalyse disparaît dans un tourbillon, se prépare à être digéré, et devant l’inéluctable rassemble tant bien que mal ses derniers feuillets, se dernières gouttes d’encre, sa réalité concrète, tangible, sa matérialité rassurante. Shut down.

Reload… La bécane se relance. Quelques soubresauts de disques durs, des étincelles ici ou là pour accompagner cette nouvelle naissance, les softs s’apprêtent à lancer leurs milliards de calculs pour former l’irréel, un Catalyse dématérialisé, apparaissant à tes yeux par le bourgeonnement de pixels colorés, au bout d’une longue course d’impulsions électriques à travers la Toile… Catalyse s’offre à toi désormais dans un blog, se dégage de la gangue d’un format confiné. Il sort de la confidentialité de quelques dizaines d’abonnés pour viser l’universel. On n’en est plus à un signe cabalistique prêt pour faire renaître la magie : http://catalyse.eeudf.org.
Sois prêt.