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Publié le 27 jan 2012 dans la rubrique : Bons plans

Pour les Routiers, par les Routiers

Du 17 au 22 Avril 2012, le Rassemblement Routier Scout Agora, qui n’était jusqu’alors qu’européen, s’ouvre au monde en accueillant les participants Routiers de toutes les autres Régions scoutes de l’OMMS. La 1ère Agora Inter-régionale se déroulera dans le cadre majestueux de Kandersteg en Suisse, au Centre International Scout (KISC).

Le programme éducatif de l’Agora s’appuie sur la Méthode scoute, pour atteindre les objectifs éducatifs de la ‘Branche Route’, en mettant particulièrement l’accent sur la question de autonomisation des jeunes. Ce qui rend une Agora si spécifique c’est le fait qu’il s’agit d’un événement organisé pour les Routiers, par les Routiers.

Les Routiers Ciara (Irlande), Emil (Danemark), Niels (Pays-Bas) et Vincent (France), qui forment l’équipe pilote de l’Agora 2012, sont très enthousiastes à l’idée d’ouvrir cet événement aux autres Régions scoutes et attendent avec impatience d’accueillir des Routiers du monde entier. Ils s’engagent à faire de l’Agora 2012 une excellente expérience remplie d’aventure, de dialogue, de discussions, de partage et d’activités. L’Agora créera une nouvelle motivation et orientera la vie scoute des Routiers qui viendront y participer.

La date buttoir pour les candidatures est le 16 Février 2012. Toutes les infos sur http://rovernet.eu/agora2012/.

 

Publié le 16 jan 2012 dans la rubrique : Coup de projo

La rencontre interculturelle

L’équipe d’aînés de Bois-Colombes a écris ce superbe texte sur la rencontre interculturelle que Catalyse vous propose de partager suite à leur projet en Argentine qui les a indéniablement marqués : La rencontre de deux identités, d’abord étrangères l’une à l’autre, implique une découverte de part et d’autre. Découverte de l’autre dans sa différence, mais aussi une découverte ou une redécouverte de soi, de nos facettes cachées ou inconnues de notre personnalité.

Cette double découverte commence par une confrontation. Nous voilà soudain renvoyés à nos limites, à nos préjugés, à notre manière automatique de fonctionner.

Dans un premier temps, la confrontation provoque des gènes, des appréhensions. Mais une fois ces gènes dépassées, cela aboutit à une très forte remise en question, voire à une déconstruction de l’identité. Vient ensuite la phase de reconstruction, intégrant des particularités de l’autre, mais aussi des nouvelles facettes de soi-même, révélées par la rencontre.

Les nouvelles identités ainsi formées sont enrichies d’éléments nouveaux et renforcées dans leur capacité à comprendre le monde, à éprouver l’empathie, la compassion et à s’ouvrir.

La peur de l’autre affrontée et dépassée, la rencontre est une formidable machine à enrichir les identités.

Les Los BAUdos

Publié le 22 déc 2011 dans la rubrique : Bons plans

28 et 29 janvier : Invitation Week-end de formation LaToileScoute Web, photo, vidéo

Les 28 et 29 janvier, l’association LaToileScoute ( www.latoilescoute.net ) organise un deuxième week-end de formation. Cette année il aura lieu à Jambville (78). Trois parcours sont proposés, la photo, la vidéo et le web.

LaToileSCoute - photoTu as plus de 15 ans ? Tu es membre d’un mouvement scout reconnu ? Cette formation est faite pour toi.

Les ateliers alterneront apports théoriques, pratique accompagnée et partage d’expérience. La mise en pratique se fera par rapport à tes propres besoins. Mais nous n’oublierons pas la « marque de fabrique » de LaToileScoute, la convivialité !

Parcours Web
Créer le site web de son unité ? Utiliser à bon escient les réseaux sociaux ? Communiquer efficacement en interne comme en externe ?
Niveau requis : aucun, nous ne ferons pas de programmation mais exploiterons les nombreux outils gratuits existants.

Matériel requis : ordinateur portable, les supports visuels qui te seraient utiles à ta communication. La pratique te fera réaliser ta propre communication, amène tout ce dont tu peux avoir besoin ! (photos, logos …)

Tu repars avec : ton plan de communication, ta communication prête à être lancée, peut-être même ton site !

Parcours Photo
Comment composer sa photo ? Comment bien prendre une photo ? Qu’est ce qu’une photo « efficace », qui raconte quelque chose ? Comment effectuer la post-production ? Comment choisir et sélectionner des photos ? Où partager les photos ?

Niveau requis : la formation s’oriente plutôt pour un public débutant ou légèrement initié. Si tu attends un perfectionnement poussé, tu risques de t’ennuyer !

Matériel obligatoire : Appareil photo numérique Matériel facultatif : ordinateur portable (avec ton logiciel habituel de traitement de photo). Si tu n’en as pas, tu pourras cependant participer sur notre matériel, mais c’est moins pratique !

Tu repars avec : Des tas de photos que tu as prises toi-même, et des tas de compétences pour améliorer tes futures photos.

Parcours Vidéo
Comment choisir son sujet ? Comment monter la vidéo ? Comment filmer correctement ? Quel cadrage ? Comment traiter la vidéo ? Où partager le film finalisé ?
Niveau requis : la formation s’oriente plutôt pour un public débutant ou légèrement initié. Si tu attends un perfectionnement poussé, tu risques de t’ennuyer !
Matériel requis : idéalement caméra et ordinateur portable. Si tu n’as pas, tu pourras cependant participer sur notre matériel, mais c’est moins pratique !

Tu repars avec : une vidéo que tu auras tournée, montée et préparée, ainsi que des compétences pour devenir autonome sur le sujet.

Informations pratiques
Attention : le nombre de place pour chaque parcours est limité. Inscris toi rapidement si tu veux être sûr d’avoir une place !

Lieu de la formation : Jambville (78 – Yvelines).
Date / horaires : du 28 janvier 2012 à 13h30 au 29 janvier 2012 à 14h.
Prix : Gratuit ! LaToileScoute prend en charge les repas, les frais pédagogiques, la location de la salle et l’hébergement. Nous ne prenons cependant pas en charge les frais de transport des participants.
Hébergement : pris en charge. (prévoir son sac de couchage).
Repas : Les repas sont pris en charge, mais nous te proposons d’apporter une spécialité de chez toi pour le samedi soir !

Inscription : pour t’inscrire, complète le formulaire à cette adresse : http://www.latoilescoute.net/week-end-de-formation,1852 ou par mail à latoilescoute@gmail.com

Plus d’infos ? latoilescoute@gmail.com !

La mise en œuvre de cette formation et sa gratuité ont été rendues possibles grâce aux ventes de notre boutique ScoutConnection (www.scoutconnection.fr). Par vos achats, vous soutenez l’action de LaToileScoute, un grand merci à tous !

Publié le 7 déc 2011 dans la rubrique : Bons plans

Jusqu’au 15 janvier pour s’inscrire à Roverway 2012 en Finlande

Tu es éclaireur, éclaireuse, scout, guide, aîné, routier, PIF, chef ou cheftaine, ?  tu rêves de goûter à l’aventure, la rencontre d’autres cultures, la découverte à travers un rassemblement international?
Le Roverway 2012 en Finlande est pour TOI!!!
Cet évènement européen s’adresse aux compagnons et chefs de 17 à 22 ans (si tu as plus de 22 ans tu peux être Equipier International de Service).
4000 participants venus de toute l’Europe sont attendus du 20 au 28 juillet. La délégation française sera composée de 500 personnes : en feras-tu partie ?
Le Roverway c’est:

  • · 4 jours d’itinérance sur le thème : Défis, Art et culture, Société, ou Nature. Tu seras dans une “tribu” de 50 personnes de nationalités différentes.
  • · 4 jours de rassemblement à 4000 à Evo (au nord d’Helsinki)

Le coût de cet évènement est de 470 € pour les participants et de 300 € pour les Equipiers Internationaux de Service

Inscris-toi avant le 15 janvier sur le site internet : www.roverway2012.fr

Pour toute question contacte nous sur info@roverway2012.fr ou sur Facebook: https://www.facebook.com/Roverway2012France

Publié le 18 nov 2011 dans la rubrique : Autour de nous, Scout du monde

Ces choses qui nous semblent si naturelles

Philippe Verseils est pasteur à Port au Prince en Haïti, envoyé par le DEFAP – Service protestant de Mission, auprès de la Fédération Protestante d’Haïti. Son regard ne peut que nouos interpeller sur l’image que l’on peut avoir des autres sociétés.
Dans les rues de Port au Prince, on finit par s’habituer à la présence de tous ces gens armés aux coins des magasins ou dans les cours des maisons cossues. 
On finit par ne plus remarquer les multiples chars, les voitures blindées en tous genres et par ne plus faire attention à ces armes de guerre pointées par tous ces casques bleus impassibles à chaque croisement. 
On finit même par avoir l’impression de circuler dans un vaste terrain de jeu où de grands enfants déguisés en soldats jouent ‘paisiblement’ à la guerre. 
On finit par oublier que les armes sont chargées de balles réelles qui sont faites pour tuer et pour faire régner la peur. 
Plus de deux mois après la prise de fonction du nouveau président d’Haïti, la nomination du premier ministre n’est pas encore prête d’aboutir. Même si l’ancien gouvernement est toujours en place, la démission des responsables politiques, qui ne sont 
plus là que de façon transitoire, est effective. Cette nouvelle et interminable période de flottement politique génère un sentiment de plus grande impunité et augmente de ce fait l’insécurité.  
Tout à coup alors, au détour d’un fait divers sanglant, l’inquiétude refait son apparition et vient brutalement nous rappeler que ce quotidien qui finit par passer inaperçu n’est pas un jeu ni une simple mise en scène théâtrale et innocente.  
C’est un dispositif de guerre dans un pays sans conflit. 
C’est un décor à l’intérieur duquel on ne joue pas mais on tue. 
 
Dans les quartiers protégés de Pétion Ville, il y a quelques jours, en pleine nuit, quelques coups de feu ont brutalement déchiré le silence du petit matin. 
Un petit voleur de 13 ou 14 ans s’était introduit dans une maison dont les propriétaires étaient absents.  
Je ne sais pour quelle raison il a du s’enfuir rapidement, laissant tomber son butin dans le jardin d’à coté, deux petites bouteilles de parfum entamées et un vieux parapluie. 
Plusieurs coups de feu. 
Heureusement il était suffisamment leste pour parvenir à s’enfuir.  
Peut-être que le gardien était de mèche et qu’il a tiré en l’air exprès pour ne pas l’atteindre. 
Mais le lendemain, personne dans le quartier ne paraissait particulièrement ému. Les voisins étaient un peu troublés car leur sécurité, tout à coup, semblait un peu plus incertaine et les rouleaux de barbelés ne vont pas manquer de se déployer davantage  encore tout en haut des grands murs d’enceinte. 
Ce sont les gardiens des maisons aux alentours qui ont fait comprendre que le gardien d’à coté devait bien être au courant, sinon il ne l’aurait pas manqué.  
Et tout le monde semblait le regretter, trouvant normal que cet enfant soit abattu pour deux petites bouteilles de parfum et un parapluie, premier délit, pour eux, d’une longue série qui le mènera tout droit et inévitablement aux gangs qui sévissent dans les quartiers.  
Comme une mauvaise herbe naissante qu’il faut éradiquer avant qu’elle n’envahisse trop.
 
Je mesure alors tout à coup une nouvelle distance dont je ne réalisais pas l’ampleur et qui me sépare davantage que je ne  l’imaginais de ceux avec qui je prends pourtant tant de plaisir à vivre depuis près d’une année maintenant. 
                                                                                                                      
A l’écoute de ce discours répressif et sans pitié sur ce gamin des rues ou ce ‘restavek’ (1) paumé,  je m’interroge sur le décalage entre ce que doivent penser au fond d’eux-mêmes les responsables des 15 orphelinats avec lesquels nous sommes en relation et ce que nous essayons de leur faire partager à travers nos projets de prise en charge individualisée des enfants.  
Ne sommes-nous pas dans une illusion utopique et inadaptée qui ne serait que le rêve irréaliste de cette partie privilégiée de l’humanité qui peut se payer le luxe de réfléchir sur le moindre stress traumatique de ses enfants surprotégés ?
 
Il y a déjà 30 ans Elisabeth BADINTER publiait un livre, « l’amour en plus » (2), qui lui a valu de très virulentes critiques.  
Dans cet essai elle avait osé toucher le tabou de l’instinct maternel, affirmant qu’il n’était pas inné. 
Elle y affirmait que l’amour maternel n’est pas un instinct qui procèderait d’une « nature féminine » particulière mais qu’il relève largement d’un comportement social, variable selon les époques et les mœurs.  
L’amour maternel n’est pas différent de l’amour paternel, « il ne va pas de soi », « il est en plus  ». 
 
Cette réaction sans pitié et sans émotion vis-à-vis de ce jeune voleur ne révèle-t-elle pas de même que l’attention à l’autre est aussi « en plus », le fruit d’un acquis culturel et éducatif et non un instinct qui procèderait de la « nature humaine » même ? 
Les comportements sociaux, et toutes les règles éthiques que ces comportements poussent à élaborer, sont variables selon les contextes, les cultures, les époques.  
Ils intègrent des hiérarchies sociales qui rendent normales et justes pour la grande majorité de la population certains types de comportements vis-à-vis des autres différents (qu’il s’agisse des femmes, des « moins bien nés », des enfants, des étrangers,…). 
Dans d’autres lieux ou dans d’autres temps ces attitudes ou ces jugements seraient jugés immoraux voire même condamnés. 
 
L’éthique et les valeurs égalitaires sur lesquelles nous basons tous nos projets sont issues de notre propre conception « universelle des droits de l’homme et du citoyen ».  
Je mesure aujourd’hui combien elles ne sont en fait, comme l’exprime Paul RICOEUR (3), que des « universels en contexte »  .  
Ces valeurs ne sont pas l’écho d’une morale universelle immanente reconnue par tous, mais se sont forgées dans le creuset d’histoires et constructions sociales, culturelles, religieuses et juridiques particulières dont elles sont inévitablement le reflet, dont elles portent les traces et les limites.  
Cependant, j’ai la conviction que, même si ces histoires particulières ne se construisent et ne s’expriment que dans le concret de ces contextes spécifiques, cela ne signifie pas qu’elles seraient si singulières qu’elles ne pourraient pas communiquer entre elles et qu’elles ne pourraient pas partager, malgré tout, un ensemble de valeurs communes.  
 
Mais cela nécessite un perpétuel effort de compréhension de part et d’autre, un vrai et constant « dépaysement » (4)  qui seul peut permettre la rencontre et la construction commune. 
 
Cette confrontation aujourd’hui à cette violence présente et latente autour de moi me fait sentir que mon voyage n’est pas terminé et que mon dépaysement ne fait que commencer.  
 
« Rien dans la vie n’exige plus d’attention que les choses qui paraissent naturelles » 
Honoré de Balzac 
 
Philippe VERSEILS  
 
 
 
                                                           
(1) Les ‘restaveks’ sont les enfants placés comme esclaves domestiques 
(2)« L’amour en plus, Histoire de l’amour maternel XVIIème-XXème siècle »,  Elisabeth Badinter, Essai (poche) 
(3)  «Tout  se  passe  comme  si  l’universalisme  et  le  contextualisme  se  recouvraient  imparfaitement  autour  de  valeurs  peu  nombreuses,  mais fondamentales telles qu’on les lit dans la déclarat ion universelle des droits de l’homme et du citoyen… Les législations précises qui garantissent l’exercice de ces droits… sont bel et bien le produit d’une histoire singulière… et l’accusation d’ethnocentrisme rejaillit sur les textes déclaratifs eux-mêmes, pourtant ratifiés par tous les gouvernements de la planète. Il faut, à mon avis, refuser cette dérive et assumer le paradoxe suivant, d’une  part,  maintenir  la prétention  universelle  attachée  à quelques  valeurs  où  l’universel  et  l’historique  se  croisent,  d’autre  part offrir  cette prétention à la discussion, non pas à un niveau formel mais au niveau des convictions insérées dans des formes de vie concrète. » P. RICOEUR, 
Soi-même comme un autre, Paris: Seuil, 1990, p.335-336. 
(4)  « Chacun doit accepter son contexte d’origine, pour se dépayser peu à peu, en sachant que le dépaysement est un déchirement » O.ABEL in Humanité, Humanitaire, Bruxelles: Facultés Universitaires Saint-Louis, 1998, p.12. 
Eclaireuses et éclaireurs unionistes de france / Catalyse © EEUdF 2012.
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